Esther Kiner travaille actuellement à Bâle elle a suivi la formation professionnelle de Créateur en Arts Céramiques à l’Institut Européen des Arts Céramiques.
Sa créativité se nourrit de sa fascination pour la rudesse de la montagne et ses grands espaces primitifs mais aussi de la simplicité de l’architecture brutaliste.
Les objets qu’elle élabore expriment la sobriété et la force apaisante de ces paysages. Esther explore ce qui se cache dans la fragilité de la nature et de l’être humain, avec toutes les imperfections, les incohérences et les émotions qui en découlent.
Elle aspire à une interprétation céramique non conventionnelle d’objets du quotidien qui se distinguent par leur polyvalence. Ses pièces sont à la fois sculpturales et utilitaires, dans une zone à la frontière entre l’artisanat, l’art et le design.
Ses séries sont le résultat d’une approche artistique exploratoire menée autour de la lumière, de la texture et de la couleur qui entrent en relation entre elles et avec l’espace environnant. Les objets qu’elle créée illustrent la sérénité et le pouvoir calmant de la montagne, des grands espaces sauvages. Ils suspendent le tumulte de la vie quotidienne.
Ses oeuvres en grès sont façonnées à la main à partir de corps massifs en argile, à l’aide de fils métalliques, spatules ou scies électriques. Une technique intuitive et vivante, impliquant l’extraction de la matière.
La glaçure de grès et autres textures de surface sont pour elle une source de fascination sans fin. Mélanger et porter à haute température (1250°C) silice, kaolin, roches broyées, cendres végétales et oxydes métalliques n’est autre pour Esther qu’une métaphore géologique.
Ses émaux sont le fruit de recherches personnelles développées dans la volonté de créer des surfaces traduisant l’esthétique minérale et végétale des espaces montagneux qui l’environnent.

